Quand la justice s’empare des planches

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de théâtre…

La justice n’est, a priori, pas le thème de prédilection des pièces de théâtre. Deux pièces jouées en ce moment dans la capitale montrent que lorsque la justice s’empare des planches, le résultat vous laisse sans voix.

La pièce « Plaidoiries » jouée par un seul comédien mais non des moindres, Richard Berry, présente « cinq plaidoiries, cinq moments de vérité ». Elle reprend les plaidoiries finales de cinq grands procès qui ont marqués l’histoire de France, comme le procès de Véronique Courjault, de Ranucci ou Claire Chevalier. Ceux qui ont déjà fréquenté un palais de justice verront avec quelle justesse Richard Berry pose sa voix, la module, prend la démarche et les postures des avocats. Le temps de chaque plaidoirie vous revivrez un moment fort où l’avocat tente de convaincre, d’expliquer, de justifier, de faire pencher la balance de la justice dans ce qui semble parfois un combat perdu d’avance mais que l’avocat mène jusqu’au bout, avec acharnement.

La pièce « Justice » (en toute simplicité) est une reprise après le succès rencontré l’année dernière. Pour celle-ci, pas de grand procès, mais une succession de scénettes montrant des inconnus confrontés au système ou faisant vivre le système judiciaire, celui des comparutions immédiates. Trois comédiens alternent les rôles de juge, suspect, victime ou avocat. Ici encore la performance combinée à la justesse des comédiens vous transportera dans une cour de justice. Des tranches de vie de l’appareil judiciaire qui interrogent sur le rôle et la fonction de la justice. Cette pièce a le mérite de faire prendre conscience à quel point ce monde est inconnu de ceux qui ne le fréquentent pas et mériterait d’être amélioré…

N’hésitez pas à aller voir ou revoir ces pièces et laissez vos commentaires.

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